installation de sculptures céramiques et compositions digitales

A k A   a n d   C A T

 

R E S O N A N C E S   H Y M E N O P T I Q U E S

Installation de sculptures céramiques / compositions digitales

L’installation Résonances Hyménoptiques présente des plages musicales composées à partir de sculptures et des pièces modelées à partir de l’écoute de compositions électroniques. Elle met en perspective deux mondes sensoriels, le ‘voir’ et l’entendre’, qui se renforcent mutuellement et vise à emmener le visiteur vers une immersion visuelle et sonore. La collaboration de Catherine Vermeiren (CAT) avec Henri Sizaret (AkA) débute en 2020. Au gré de réflexions partagées, les deux artistes se retrouvent au croisement du monde singulier des insectes qui inspire l’intitulé de leur œuvre et sert de fil conducteur de leur collaboration.

AkA and CAT s’approprient l’improbable activité des hyménoptères bâtisseurs de nids et magnifient l’étonnante et merveilleuse ‘Danse Magistrale’- la construction d’un nid. Les Résonances Hyménoptiques sont ainsi une découverte, pour les créateurs, des champs d’expression respectifs qui se rejoignent dans une vibrante et étonnante installation.

 

Les Résonances Hyménoptiques révèlent un monde caché, intime et tellurique.  Elles racontent des histoires empreintes de quiétude ‘inquiétante’ ; elles évoluent, prennent forme dans l’univers de cocons et de ruches pour glisser vers des structures ambigües. Elles invitent à entrer avec délicatesse dans l’intimité des guêpes et par extension, à celle d’étranges insectes, encouragent à entendre ainsi qu’à voir, des détails insoupçonnés d’un milieu de vie surnaturel teinté de réalisme. Elles sont un éloge aux invisibles et invite à un voyage vers un pays mystérieux à la beauté sombre et onirique

 

Les sculptures de CAT mises en exergue par les compositions musicales de AkA, exposent l’intérieur de ruches imaginaires, le dedans ‘en-dehors’, des cocons protecteurs, une répétition de matière, un système en mouvement et en constante mutation ; une caisse de résonance pour des bourdonnements frénétiques, une tuyauterie, une usine mise en sourdine, un fourreau audacieux et hasardeux. Des détails qui transforment la vision d’un monde merveilleusement bien rangé et organisé, des interprétations fractales d’ossatures alvéolées, des vestiges, une (r)évolution…

Et, à l’aube d’une rencontre imaginaire entre un artiste et de petits bâtisseurs millénaires, que reste-t-il lorsque tout le monde quitte précipitamment le dernier bastion, que laisserait un essaim en perdition ?

Ébaucher, dévoiler et sublimer inlassablement un nid vide, des squelettes ou des insectes, s’abandonner à les reproduire pour les rendre visibles comme un ultime cadeau de ces étonnants hyménoptères qui, à petits pas de deux, font l’honneur de quitter leur gîte sans fracas pour laisser entrer le visiteur.

Plus petite, une série de sculptures met en avant le processus de transformation d’insectes et s’attache à présenter un bestiaire familier, enfantin et inquiétant à la fois. Sur fond de compositions sonores plus rythmées, ces ‘vies intérieures’ présentent par touches oniriques, un monde plus troublant, une mutation improbable d’un monde organique (animal) vers un monde plus chimérique, mi-vivant mi-électronique. Par le prisme du modelage et de sons, elle présente des processus de métamorphoses similaires et immuables pour dévoiler l’étonnante et effrayante beauté d’un monde en altération.

 

Enfin, les Résonances Hyménoptiques témoignent une ouverture au monde de l’autre, un croisement de sensibilité différentes qui révèle une réelle complicité et une profonde écoute réciproque. Tel un écho, la collaboration AkA and CAT fait résonance à cette improbable rencontre : les deux artistes ont accueilli l’autre, l’inconnu, par curiosité. Ils ont aiguisé leur sens pour s’ouvrir au monde de l’autre et enfin s’abandonner dans la création. Comme ultime présage, ils invitent à découvrir une transformation, à se laisser transporter dans leurs interprétations énigmatiques de la nature ou ’’Tout est beau,  rien n’est dû, tout est don’’.

 

Les créations de Catherine Vermeiren (CAT) se présentent par série. Chaque pièce est réalisée par des gestes répétés, revisités et réinterprétés pour ‘aller au bout de l’idée’, trouver des déviations voire des filiations. Chaque sculpture peut être un animal improbable, une nécropole mystérieuse, une anatomie infiniment petite, une partie ou le tout d’un nid, d’un insecte.

La céramiste choisit des modes de cuissons et des argiles différentes pour offrir une palette de contrastes de la matière ou livrer des pièces délicatement travaillées. CAT aime aussi  laisser certaines pièces ‘nues’, l’argile se suffisant à elle-même et choisit délibérément divers modes de cuisson qui offrent la magie des chocs thermiques et du feu opérer ou encore, elle se joue des teintes et des couvertes sur des formes répétitives. Entre noirceur et couleurs vives, ses choix sont un parti pris qui vise à conter une histoire, révéler un mystère ou la beauté simple de chaque création.

Les techniques de façonnages privilégiées sont le colombin et l’assemblage de plaques avec une prédilection pour le grès blanc de Hins (BE) et de terres réfractaires de Tourna

Le monde des insectes de CAT induit un espace sonore propre. Ainsi, certaines pièces font l’objet de plages électroniques qui décomposent les sons d’insectes en plusieurs plages de fréquences, les filtrent et les amplifient pour révéler et magnifier des rythmes inaudibles au premier abord.

Chaque composition électronique de Henri Sizaret (AkA) est complétée par des nappes de synthèse ‘granulaire’ qui décomposent chaque son en infimes particules, et des mélopées de synthèse ‘additive’ qui empilent différentes harmonies pour produire des sons purs et digitaux. Cette approche synthétique ou chaque élément sonore est édité et piloté par l’ordinateur, se marie aux sons d’insectes capturés en Bourgogne (FR). Au gré de chaque composition, Henri développe des sonorités variées et transforme des bruits en compositions puissantes et délicates traversées par une réelle sensibilité auditive. La musique électronique de AkA est poétique et invite à garder l’écoute alerte et attentive.

 

 

CAT (Catherine Vermeiren), Céramiste

Carlsbourg, Belgique 

 Catherine travaille l’argile depuis 1999. Ses oeuvres révèlent un univers mariant l’expérimentation à l’observation, des êtres ‘entre-deux’, une nature organique et mathématiques. Depuis 2007, elle anime l’atelier Céramique du Centre Culturel de Bièvre, organise des stages et depuis 2004, expose régulièrement en Belgique.

 

 

 

 

 

AkA (Henri Sizaret) – Compositeur de musique digitale

Porto, Portugal

Henri Sizaret développe son projet de musique électronique – AkA, depuis 1993. Ses compositions naissent de sons et de rythmes expérimentaux, explorant librement les possibilités offertes par l’informatique et les manipulations digitales. Henri se produit régulièrement en public à Londres et à Porto.